La pression concurrentielle et la publication obligatoire des frais de gestion amènent les organismes assureurs à travailler sur leur rentabilité et à analyser quels postes réduire pour améliorer leur ratio combiné.


Le déremboursement progressif de certains actes médicaux par les régimes obligatoires, conjugué au vieillissement de la population et à l’inflation des dépenses de santé ont amené les organismes de complémentaires santé à voir leurs dépenses augmenter régulièrement depuis des années. En parallèle, le marché est devenu très concurrentiel, ce qui  pèse sur les marges et affecte le résultat technique des assureurs complémentaires.

Le sujet est d’autant plus brûlant que la part des contrats collectifs, où la concurrence tarifaire est plus rude, progresse, avec 44 % des cotisations collectées en 2015 contre 40 % en 2007 selon une étude de la DREES publiée en 2017. Ce taux devrait encore augmenter compte tenu que les effets de l’ANI devront atteindre leur apogée en 2018.

 

A chaque famille d’assureur une problématique de frais

 

Selon le rapport annuel 2017 de l’ACPR, les charges de gestion représentaient globalement 20 % des cotisations. Elles sont plus faibles en collectif (18 %) qu’en individuel (22 %). Cette disparité entre les deux marchés se retrouve dans les frais de gestion affichés par les différentes familles d’organismes. Les institutions de prévoyance, très présentes sur le collectif, affichent les charges de gestion les plus faibles (15 %), devant les mutuelles (20 %) puis les sociétés d’assurance (23 %). Les mutuelles se caractérisent par des frais d’administration plus élevés, tandis que les sociétés d’assurance se distinguent par des coûts d’acquisition importants.

 

Concurrence accrue, réduction des frais incontournable

 

Sur le marché des assurances collectives, de l’ordre de 86 % des cotisations étaient reversés aux assurés sous forme de prestations, contre 75 % en individuel selon une étude de la DREES publiée en 2016, qui porte sur l’année 2014. Pour diminuer le ratio combiné, il existe trois leviers pour un assureur : augmenter les cotisations, diminuer les frais de gestion et de distribution ou bien réduire le coût des prestations payées aux assurés en limitant le risque.

En raison de la pression concurrentielle, l’action sur les cotisations est risquée. La réduction des frais de gestion est désormais incontournable, surtout depuis que ceux-ci font l’objet d’une obligation de publication annuelle. Dans ce cadre, la numérisation offre des perspectives intéressantes, à court et moyen terme, tant au niveau des coûts de distribution que des coûts de gestion. La dématérialisation de la distribution comme la délégation de certains actes administratifs à l’assuré grâce au digital peuvent permettre à un organisme assureur de réduire ses frais de gestion.

 

Réduire le coût des prestations grâce au Big Data

 

Diminuer la sinistralité des contrats est un axe qui ne doit pas être négligé. Le montant global des remboursements pris en charge par un organisme assureur peut en effet être piloté, alors que cette enveloppe représente de l’ordre de 80% du numérateur du ratio S/P, soit quatre fois plus que les frais de gestion. Un gain de 1 point sur le coût des prestations a donc un effet quatre fois plus important que la réduction de 1 point des frais de gestion.

Les nouvelles technologies comme le Big Data permettent en effet de mettre au point de nouveaux outils pour réduire le coût global des prestations servies aux assurés, en réduisant la fraude sur certains actes, mais aussi en développant les actions de prévention qui, à terme, doivent contribuer à diminuer la consommation médicale des assurés.

 

Pour avoir plus d’informations sur ce sujet, les équipes de Cegedim Insurance Solutions sont à votre disposition pour répondre à vos questions.

 

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Par Cegedim