• Parmi les possibilités offertes aux assureurs et aux mutuelles par l’open insurance, celles d’utiliser des données publiques pour nourrir les offres ou inversement, de se positionner en « fournisseur de data » auprès d’autres partenaires, sont particulièrement attractives. Ces nouveaux usages liés au partage de données participent à la construction d’un business model innovant qui représente une véritable opportunité pour les acteurs du secteur de l’assurance santé.
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  • L’utilisation de données externes : une pratique de plus en plus courante

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  • Il est aujourd’hui possible de se procurer facilement des bases de données issues de multiples secteurs. De plus en plus d’organisations, souvent publiques, publient leurs données en accès libre et gratuit (open data). Celles-ci sont alors téléchargeables en fichier plat ou bien même directement intégrées à un système d’information (SI) via une API.
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  • Facilement accessibles et très détaillées, ces sources de données tendent à se multiplier. À titre d’exemple, Open DAMIR est l’une des bases de données mises en ligne par la CPAM. Elle regroupe l’ensemble des dépenses d’assurance maladie inter-régimes depuis 2009 pour 13 régions. Les bases Open Medic et Open PHMEV, également mises en ligne par la CPAM, centralisent quant à elles l’ensemble des prescriptions de médicaments délivrées en officine de ville et par les établissements hospitaliers.
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  • Données externes : un impact sur les usages

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  • Grâce à ces bases de données ouvertes, les assureurs peuvent mieux connaître les habitudes santé de leurs clients par région, par type de prestation, par professionnel de santé, etc. Les mutuelles et autres compagnies d’assurance peuvent ainsi adapter leurs garanties par zone géographique ou par profil de consommation.
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  • Dans l’univers de l’assurance santé, l’autre perspective offerte par l’Open Data est celle du suivi en temps réel de l’évolution de la consommation médicale. Celle-ci permettrait d’anticiper les besoins des clients, une projection particulièrement utile en cas d’épidémie.
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  • Une multitude de sources de données encore peu structurée


    • Face au nombre croissant de publications, il est difficile d’identifier les sources de données pertinentes et fiables dans la durée. La mise en œuvre d’une démarche structurée et de moyens techniques adaptés sont donc indispensables pour exploiter efficacement ces informations.
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  • C’est pourquoi de nombreux agrégateurs de bases de données ont vu le jour. Ce sont des sites internet qui répertorient les sources de data et fournissent des outils pour structurer une démarche de données ouvertes ou Open Data.
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  • Publication et partage de données, le business model de demain ?

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  • Les assureurs santé peuvent bien sûr utiliser ces données externes pour leur compte, mais, l’Open Data permet également le partage de leurs propres données avec des tiers.
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  • Les acteurs de l’assurance santé disposent en effet de nombreuses données client. Avec la mise en place d’un nouveau modèle gagnant-gagnant, ils pourraient en récolter davantage. D’après notre enquête sur les enjeux de l’Open Insurance, les assurés sont plutôt enclins à partager leurs données personnelles (hospitalisation, chute, accidents…) avec leur assureur santé, à condition que celui-ci soit leur unique interlocuteur en matière de parcours de soins.
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  • Ce modèle permettrait d’analyser plus en détail le mode de vie du client. A l’échelle des entreprises, les organismes spécialisés dans la prévention des risques (psychosociaux, musculosquelettiques, etc.) pourraient être intéressés par le partage des données de sinistralité des salariés par secteur, récoltées en collectif.
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  • Bien entendu, monétiser ces données personnelles implique de les anonymiser dans le respect du RGPD. Les analyses portent alors sur des moyennes comme le taux de dépenses moyennes, de consommation par secteur géographique, de typologies d’arrêts maladie par secteur d’activité et autres.
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  • Malgré son attractivité, ce nouveau modèle économique peine à s’installer dans l’assurance santé. Cela s’explique en partie par le cadre juridique de la protection de données, encore largement perçu comme une contrainte, et par le fait que cette culture « data » n’est pas encore pleinement acquise pour la plupart des assureurs.
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  • Pour en savoir plus sur le rôle de la donnée dans la réponse aux enjeux majeurs des assureurs de demain, découvrez notre livre blanc dédié à l’open insurance.
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  • Vous y retrouverez également les résultats détaillés de l’enquête réalisée auprès de plus de 1000 assurés et de décisionnaires du secteur de l’assurance santé par Infopro Digital pour le compte de Cegedim Insurance Solutions et l’Argus de l’Assurance.

 

  • Pour avoir plus d’informations sur ce sujet, les équipes de Cegedim Insurance Solutions sont à votre disposition pour répondre à vos questions.

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Par Cegedim